Glossaire
Glossaire d’astronomie : les termes de A à Z
Éphémérides, coordonnées et éclipses ont leur vocabulaire. Vous retrouvez beaucoup de ces termes dans Apphemeride. Voici les principales notions expliquées avec concision et précision, accompagnées de liens vers les guides qui approfondissent chaque sujet.
A
- Aberration
- Déplacement apparent d’un astre dû au mouvement de la Terre, à environ trente kilomètres par seconde autour du Soleil, et à la vitesse finie de la lumière. L’aberration annuelle peut atteindre environ 20,5 secondes d’arc. Elle intervient dans les positions apparentes précises, sans être un mouvement propre de l’étoile.
- Âge de la Lune
- Temps écoulé depuis la dernière nouvelle lune, généralement exprimé en jours. Le premier quartier se situe en moyenne près de 7,4 jours et la pleine lune vers 14,8 jours. Les vitesses orbitales variables font de ces valeurs des repères approximatifs, pas des horaires exacts ni une relation linéaire avec le pourcentage éclairé.Guide: Phases lunaires : de la nouvelle à la pleine lune
- Albédo
- Capacité d’un corps à renvoyer la lumière reçue. La Lune a une surface relativement sombre, avec un albédo géométrique proche de 0,12, tandis que les nuages de Vénus sont beaucoup plus réfléchissants. Éclat observé, taille, distances et géométrie d’éclairage sont liés ; les différentes définitions d’albédo ne sont pas interchangeables.Guide: Magnitude des étoiles et limite de visibilité
- Altitude de l’observateur
- Élévation du point d’observation par rapport à la référence choisie. Depuis un lieu surélevé, l’horizon lointain peut s’abaisser sous le plan horizontal local, avançant les levers et retardant les couchers. Cette correction ne décrit pas automatiquement les montagnes ou bâtiments qui masquent une direction précise.Guide: Réfraction et dépression de l’horizon
- Analemme
- Figure en huit formée par les positions du Soleil relevées pendant un an depuis le même lieu et à la même heure moyenne. Sa variation de déclinaison suit l’inclinaison terrestre, tandis que l’équation du temps contribue à son déplacement latéral. Son orientation au-dessus de l’horizon dépend aussi de l’heure et du lieu.Guide: Analemme : le huit dessiné par le Soleil
- Angle de phase
- Angle entre les directions du Soleil et de la Terre vu depuis l’astre. Près de 0°, nous voyons sa face éclairée ; vers 90°, environ une demi-phase ; vers 180°, sa face nocturne. Les planètes extérieures n’atteignent pas toutes les phases que Mercure et Vénus peuvent présenter depuis la Terre.
- Angle de position
- Direction d’un point par rapport à un autre sur le ciel, mesurée du nord vers l’est. Elle décrit par exemple le contact d’une éclipse ou la disparition d’une étoile sur le limbe lunaire. Une inversion ou réflexion par l’instrument modifie l’aspect à l’oculaire, non la convention céleste de l’angle.Guide: Contacts d’une éclipse : comprendre C1 à C4
- Angle horaire
- Séparation angulaire d’un astre au méridien, conventionnellement mesurée vers l’ouest et souvent exprimée en heures. Il relie temps sidéral local et ascension droite. Un angle horaire nul correspond au passage supérieur dans la convention habituelle, pas partout à la direction sud ni à une même altitude pour tous les objets.Guide: Temps sidéral local : comprendre LST
- Année-lumière
- Distance parcourue par la lumière dans le vide pendant une année julienne, environ 9 460 milliards de kilomètres. C’est une unité de longueur, non une durée. Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche après le Soleil, se trouve à environ 4,2 années-lumière ; la lumière que nous recevons a donc voyagé plusieurs années.
- Anté-ombre
- Région située au-delà de la pointe de l’ombre complète, où le corps occultant paraît centré devant la source sans la couvrir entièrement. Lorsque la pointe de l’ombre lunaire n’atteint pas la Terre, l’anté-ombre y produit une éclipse annulaire : un anneau solaire reste visible autour de la Lune.Guide: Éclipse annulaire ou totale : quelle différence ?
- Aphélie
- Point d’une orbite solaire le plus éloigné du Soleil. La Terre l’atteint début juillet, à environ 152 millions de kilomètres, pendant l’été boréal. Les saisons proviennent principalement de l’inclinaison de l’axe terrestre, non de cette variation de distance ; elles sont opposées entre les deux hémisphères.
- Apogée
- Point d’une orbite terrestre le plus éloigné de la Terre. Pour la Lune, la distance y est de l’ordre de 405 000 kilomètres, avec des différences entre les cycles. Une pleine lune proche de l’apogée est souvent appelée micro Lune, car son diamètre apparent est un peu plus petit.Guide: Super Lune et micro Lune : le diamètre apparent
- Ascension droite
- Coordonnée mesurée vers l’est sur l’équateur céleste depuis le point équinoxial, généralement de 0 à 24 heures. Avec la déclinaison, elle situe une direction dans un référentiel équatorial. Sa relation au temps sidéral permet de déterminer le passage au méridien ; une heure d’ascension droite est une unité angulaire, non une heure civile locale.Guide: Ascension droite et déclinaison, simplement expliquées
- Astérisme
- Motif d’étoiles reconnaissable qui n’est pas à lui seul une constellation officielle. La Grande Casserole fait partie de la Grande Ourse ; le Triangle d’été réunit Véga, Deneb et Altaïr dans trois constellations. Ces figures sont souvent plus faciles à reconnaître que la totalité des régions auxquelles elles appartiennent.Guide: Comment reconnaître les constellations
- Azimut
- Direction d’un astre mesurée le long de l’horizon. La convention habituelle part du nord,0°, puis augmente vers l’est,90°, le sud,180°, et l’ouest,270°. Certaines sources choisissent une autre origine : il faut vérifier la convention avant de comparer des valeurs.Guide: Position du Soleil : azimut et hauteur
C
- Cercle polaire
- Parallèle proche de 66,6° de latitude nord ou sud, fixé par l’obliquité terrestre. Il marque la limite géométrique du jour et de la nuit polaires pour le centre solaire. Taille du disque et réfraction déplacent les limites de visibilité réelle. Sa position évolue lentement avec l’inclinaison de l’axe terrestre.Guide: Soleil de minuit et nuit polaire
- Circumpolaire
- Astre qui ne se couche pas depuis un lieu donné, son cercle quotidien restant au-dessus de l’horizon. Cela dépend de latitude et déclinaison, pas du seul nom de constellation. La région circumpolaire diffère entre France métropolitaine et La Réunion ; une liste de figures boréales ne constitue donc pas une règle francophone universelle.Guide: Soleil de minuit et nuit polaire
- Classe spectrale
- Classification d’une étoile selon les caractéristiques de son spectre, fortement liées à la température de surface. La suite principale O, B, A, F, G, K et M va d’étoiles chaudes bleutées à des étoiles plus froides rougeâtres. Le Soleil est de type G 2 ; d’autres paramètres complètent une description stellaire détaillée.
- Colongitude
- Coordonnée situant le terminateur matinal lunaire. Dans la convention habituelle, elle est proche de 0° au premier quartier,90° à la pleine lune,180° au dernier quartier et 270° à la nouvelle lune. Elle aide à choisir les périodes où un cratère reçoit une lumière rasante, en complément de la libration.
- Conjonction
- Configuration où deux astres partagent une longitude écliptique ou une ascension droite, selon la définition. Elle ne coïncide pas forcément avec la séparation angulaire minimale et n’implique pas une superposition des disques. Par rapport au Soleil, Mercure et Vénus connaissent des conjonctions supérieure et inférieure du fait de leurs orbites intérieures.Guide: Opposition, conjonction et quadrature des planètes
- Constellation
- Une des 88 régions officielles du ciel définies par l’Union astronomique internationale. Chaque point appartient à une région délimitée. Dans le langage courant, le mot désigne aussi le dessin des étoiles brillantes, mais la constellation astronomique comprend toute la région, pas uniquement ses lignes. Les astérismes constituent une catégorie distincte de figures reconnaissables.Guide: Comment reconnaître les constellations
- Contacts
- Instants où les bords pertinents se touchent lors d’une éclipse ou d’un transit. Pour une éclipse solaire, C 1 àC 4 décrivent les phases lorsqu’elles existent depuis le lieu choisi. Pour les éclipses lunaires, P 1, U 1 àU 4 et P 4 désignent les contacts avec la pénombre et l’ombre terrestres.Guide: Contacts d’une éclipse : comprendre C1 à C4
- Coordonnées héliographiques
- Latitude et longitude sur la surface solaire, comparables dans leur principe aux coordonnées terrestres. La longitude utilise souvent le système de Carrington, lié à une rotation de référence. Elles permettent de suivre les groupes de taches et de comparer leurs positions entre plusieurs jours sans confondre la rotation avec le déplacement dans l’image.Guide: Taches solaires : comprendre et observer en sécurité
- Crépuscule
- Transition avant le lever et après le coucher du Soleil, lorsque l’atmosphère diffuse encore sa lumière. Les limites sont classées par hauteur géométrique du centre solaire : civil jusqu’à −6°, nautique jusqu’à −12°, astronomique jusqu’à −18°. Elles décrivent l’éclairage solaire résiduel, non toute la lumière présente dans le ciel.Guide: Crépuscules civil, nautique et astronomique
- Crépuscule astronomique
- Phase pendant laquelle le centre du Soleil est entre 12° et 18° sous l’horizon. En dessous de −18°, sa contribution à la luminosité du ciel devient pratiquement négligeable et la nuit astronomique commence. La Lune et l’éclairage artificiel peuvent pourtant continuer à éclaircir le ciel.Guide: Crépuscules civil, nautique et astronomique
- Crépuscule civil
- Intervalle entre le coucher visible du Soleil et le moment où son centre atteint −6° ; le matin, l’ordre est inversé jusqu’au lever. Il reste généralement assez de lumière pour de nombreuses activités extérieures et les astres les plus brillants apparaissent. La clarté réelle dépend aussi des conditions atmosphériques.Guide: Crépuscules civil, nautique et astronomique
- Crépuscule nautique
- Phase pendant laquelle le centre solaire se situe entre −6° et −12°. Son nom vient de la navigation : un horizon marin dégagé peut rester identifiable tandis que des étoiles deviennent utilisables pour mesurer des hauteurs. Transparence, nuages et éclairage local modifient ce que l’observateur distingue réellement.Guide: Crépuscules civil, nautique et astronomique
- Culmination
- Passage d’un astre au méridien local. La culmination supérieure correspond à sa hauteur maximale quotidienne, l’inférieure à sa hauteur minimale. Celle du Soleil définit le midi solaire. La direction n’est pas universellement le sud : latitude et déclinaison déterminent de quel côté du zénith se produit ce passage.Guide: Équation du temps et heure solaire vraie
- Cycle solaire
- Variation d’activité d’environ onze ans, visible dans le nombre de taches et liée à d’autres phénomènes magnétiques. La polarité globale change entre cycles, donnant un cycle magnétique complet d’environ vingt-deux ans. Le cycle 25 a débuté fin 2019 ; son état actuel doit être consulté dans des données actualisées, pas dans une valeur permanente.Guide: Taches solaires : comprendre et observer en sécurité
D
- Date julienne
- Compte continu des jours depuis le 1er janvier 4713 avant notre ère à midi dans le calendrier julien. Il évite les frontières mensuelles et les réformes de calendrier pour exprimer des intervalles. La fraction représente une partie de journée et l’échelle de temps doit toujours être indiquée. Date julienne et calendrier julien sont différents.Guide: Date julienne et ΔT : comprendre les échelles du temps
- Déclinaison
- Distance angulaire à l’équateur céleste, positive vers le nord et négative vers le sud, entre +90° et −90°. Comparable à une latitude, elle détermine avec la latitude de l’observateur la hauteur de culmination et la possibilité d’un lever. Une déclinaison négative n’interdit pas toute visibilité depuis l’hémisphère nord.Guide: Ascension droite et déclinaison, simplement expliquées
- Delta T
- Différence entre le Temps terrestre TT, uniforme, et le temps de rotation terrestre UT1. Comme la rotation n’est pas parfaitement régulière, ΔT dépend de la date. Une valeur ou un modèle adapté à l’époque est nécessaire pour les calculs précis ; une estimation « actuelle » ne constitue pas une constante intemporelle.Guide: Date julienne et ΔT : comprendre les échelles du temps
- Dépression de l’horizon
- Angle par lequel l’horizon visible lointain s’abaisse sous le plan horizontal mathématique d’un observateur surélevé. Avec une vue dégagée sur une surface plus basse, le Soleil peut apparaître plus tôt et disparaître plus tard. Cet effet augmente avec l’altitude, sans décrire pour autant les reliefs qui obstruent certaines directions.Guide: Réfraction et dépression de l’horizon
- Diamètre apparent
- Taille angulaire d’un objet dans le ciel, exprimée en degrés, minutes ou secondes d’arc. Soleil et Lune occupent environ un demi-degré ; Jupiter, quelques dizaines de secondes d’arc selon la distance. La taille physique et la distance déterminent cette apparence : un corps immense peut sembler petit s’il est très éloigné.Guide: Super Lune et micro Lune : le diamètre apparent
- Diffusion de Rayleigh
- Diffusion de la lumière par des particules beaucoup plus petites que sa longueur d’onde, comme les molécules de l’air. Elle affecte davantage le bleu que le rouge, contribuant au ciel diurne bleu et au Soleil bas rougeâtre. Aérosols, ozone et autres phénomènes complètent l’explication réelle des couleurs atmosphériques.Guide: Crépuscules civil, nautique et astronomique
E
- Échelle de Danjon
- Échelle à cinq niveaux décrivant l’éclat et la couleur de la Lune pendant une éclipse totale. Elle va deL0, très sombre, àL4, cuivrée ou orangée brillante avec un bord bleuâtre. Poussières, aérosols et nuages dans l’atmosphère terrestre influencent cette apparence, qui varie d’une éclipse à l’autre.Guide: Éclipse lunaire : phases, couleur et visibilité
- Éclipse hybride
- Éclipse solaire qui passe entre annularité et totalité le long de sa trajectoire. La courbure terrestre change la distance entre certaines régions de la surface et la pointe de l’ombre. Celle-ci peut atteindre une partie du parcours alors que l’anté-ombre touche d’autres sections. L’éclipse du 20 avril 2023 en était un exemple.Guide: Éclipse annulaire ou totale : quelle différence ?
- Écliptique
- Trajectoire annuelle apparente du Soleil parmi les étoiles, correspondant à la projection du plan orbital terrestre. Elle est inclinée d’environ 23,4° par rapport à l’équateur céleste. La Lune et les planètes restent dans son voisinage, mais leurs orbites ont des inclinaisons propres et ne se confondent pas exactement avec ce plan.Guide: Coordonnées célestes : trois systèmes pour le ciel
- Éléments de Bessel
- Paramètres décrivant la géométrie d’une éclipse, notamment la position et la taille de l’ombre lunaire dans un plan de référence lié au centre terrestre. Exprimés en fonction du temps, ils permettent de calculer une trajectoire et les circonstances locales. Le lieu et les échelles de temps restent indispensables aux résultats.Guide: Éclipse solaire : trajectoire, contacts et couverture
- Élongation
- Séparation angulaire d’un astre par rapport au Soleil vue depuis la Terre. Pour Mercure et Vénus, les orbites intérieures limitent cette séparation : les maxima sont respectivement d’environ 18° à 28° et 45° à 47°. Une grande élongation n’est pas automatiquement une grande hauteur au-dessus de l’horizon local.Guide: Élongation maximale de Mercure et de Vénus
- Éphéméride
- Table ou calcul fournissant les positions et d’autres données d’un astre pour une suite d’instants. Le terme vient d’une racine grecque liée au quotidien et inspire aussi le nom Apphemeride. Une éphéméride précise indique sa référence spatiale, son origine d’observation et l’échelle de temps utilisée.
- Époque
- Instant de référence d’une position, d’un mouvement ou d’éléments orbitaux. Pour une étoile, l’époque précise quand la position mesurée s’applique avant propagation du mouvement propre. Le référentiel ou l’équinoxe des axes est un concept distinct, même si J2000 apparaît fréquemment dans les deux contextes.Guide: J2000 ou JNow : précession et nutation
- Équateur céleste
- Projection de l’équateur terrestre sur la sphère céleste, à 90° des deux pôles. Il sert de référence à la déclinaison et coupe l’horizon aux points est et ouest. Sa hauteur de culmination dépend de la valeur absolue de la latitude ; une règle exprimée pour le nord doit être adaptée à l’hémisphère sud.Guide: Ascension droite et déclinaison, simplement expliquées
- Équation du temps
- Différence entre heure solaire vraie et moyenne, produite par l’orbite elliptique et l’inclinaison de l’axe terrestre. Avec la convention vraie moins moyenne, elle varie approximativement de −14 à +16 minutes sur l’année. Certaines sources adoptent le signe opposé : la définition doit être vérifiée avant de comparer des valeurs ou une table.Guide: Équation du temps et heure solaire vraie
- Équilux
- Date à laquelle la durée entre lever et coucher du Soleil est proche de celle de la nuit. Rayon solaire et réfraction prolongent le jour visible, si bien que cette date ne coïncide généralement pas avec l’équinoxe. Aux latitudes moyennes boréales, elle se situe habituellement avant l’équinoxe de mars et après celui de septembre.Guide: Solstices et équinoxes : les saisons astronomiques
- Équinoxe
- Instant où la longitude écliptique apparente du Soleil vaut 0° en mars ou 180° en septembre, associé à son passage de l’équateur céleste. Le mot désigne aussi la référence du point équinoxial dans des coordonnées, comme l’équinoxe J2000. Cette référence ne doit pas être confondue avec l’époque d’une position stellaire mesurée.Guide: Solstices et équinoxes : les saisons astronomiques
- Équinoxe de mars ou septembre
- Instant où le Soleil franchit l’équateur céleste, autour de mars ou septembre, marquant une saison astronomique selon l’hémisphère. Jour et nuit sont proches en durée, mais rayon solaire et réfraction prolongent le jour visible. L’équilux correspond à une autre date locale ; le nom « nuit égale » ne promet pas exactement douze heures.Guide: Solstices et équinoxes : les saisons astronomiques
- Essaim météorique
- Activité récurrente lorsque la Terre traverse une population de débris laissés par une comète ou un astéroïde. Les traces semblent venir d’un radiant commun par perspective, et le nom renvoie souvent à sa constellation. Le nombre réellement observé dépend de l’activité, de la hauteur du radiant, du ciel et des obstacles.Guide: Essaims météoriques : Perséides, Géminides et autres
- Étoile polaire
- Étoile brillante de la Petite Ourse, de magnitude proche de 2, située à moins d’un degré du pôle nord céleste. Sa direction presque fixe aide à trouver le nord et sa hauteur approche la latitude d’un observateur boréal. La précession change cette relation sur des millénaires ; elle n’est pas un repère universel de l’hémisphère sud.Guide: Comment reconnaître les constellations
- Extinction atmosphérique
- Atténuation de la lumière d’un astre par absorption et diffusion dans l’atmosphère. Elle augmente avec la masse d’air traversée : plus faible près du zénith, beaucoup plus forte près de l’horizon. Elle peut aussi rougir les objets bas. Son intensité dépend de la transparence réelle, et non de l’altitude angulaire seule.Guide: Quand le ciel est-il assez sombre pour observer ?
G
- Gamma d’une éclipse
- Paramètre de distance minimale par rapport à un axe ou centre de référence, exprimé en rayons terrestres. Pour une éclipse solaire, il décrit le passage de l’axe de l’ombre lunaire par rapport au centre de la Terre ; pour une éclipse lunaire, la séparation de la Lune par rapport à l’axe de l’ombre terrestre.Guide: Éclipse solaire : trajectoire, contacts et couverture
H
- Hauteur
- Angle d’un astre par rapport à l’horizon mathématique :0° sur celui-ci,90° au zénith et valeurs négatives en dessous. Avec l’azimut, elle forme les coordonnées horizontales. Une hauteur apparente peut différer de la hauteur géométrique à cause de la réfraction, particulièrement près de l’horizon.Guide: Position du Soleil : azimut et hauteur
- Heure bleue
- Intervalle crépusculaire pendant lequel le ciel peut prendre un bleu profond, apprécié lorsque son éclat se rapproche de celui de l’éclairage urbain. Une définition photographique courante retient une hauteur solaire d’environ −4° à −8°. Les limites ne sont pas universelles et l’intervalle ne dure pas nécessairement une heure.Guide: Heure dorée et heure bleue : préparer la lumière
- Heure dorée
- Intervalle autour du lever ou du coucher pendant lequel le Soleil bas donne une lumière chaude et des ombres longues. Une définition photographique courante utilise environ +6° à −4° de hauteur solaire. Ce n’est ni une durée fixe de soixante minutes ni une garantie de couleur : les conditions atmosphériques modifient l’aspect.Guide: Heure dorée et heure bleue : préparer la lumière
- Heure solaire vraie locale
- Temps lié au mouvement apparent du Soleil pour un lieu donné. À douze heures solaires vraies se produit la culmination supérieure. Elle diffère de l’heure solaire moyenne par l’équation du temps et de l’heure officielle aussi par la longitude et les conventions civiles, notamment un éventuel changement saisonnier d’heure.Guide: Équation du temps et heure solaire vraie
- Horizon
- Référence séparant les directions du ciel et du sol. L’horizon mathématique est perpendiculaire à la verticale locale et se trouve à 90° du zénith. L’horizon réellement visible varie avec les montagnes, bâtiments, altitude et dépression de l’horizon ; un horaire de lever doit être interprété avec cette distinction.Guide: Position du Soleil : azimut et hauteur
I
- Inclinaison des anneaux
- Angle sous lequel nous voyons le plan des anneaux de Saturne. Au cours de son orbite de près de 29,5 ans, il varie entre une vue presque par la tranche et une ouverture d’environ 27° en valeur absolue. Le signe ou la face visible indique si nous regardons le système depuis son côté nord ou sud.Guide: Anneaux de Saturne : ouverture et visibilité
- Indice de couleur
- Différence entre les magnitudes d’une étoile dans deux bandes, par exemple B−V. Des valeurs petites ou négatives correspondent souvent à des étoiles chaudes bleutées ; des valeurs élevées, à des étoiles plus froides rougeâtres. Le Soleil est proche de 0,65. La poussière interstellaire peut modifier la couleur observée.Guide: Magnitude des étoiles et limite de visibilité
- Indice de population
- Facteur, généralement noté r, décrivant l’augmentation du nombre de météores lorsqu’on passe à une magnitude plus faible. Des valeurs proches de 2 à 3,5 sont courantes. Un indice faible indique proportionnellement davantage de météores brillants. Ce paramètre sert à comparer des observations réelles aux conditions de référence du ZHR.Guide: Essaims météoriques : Perséides, Géminides et autres
J
- J2000
- Instant standard du 1er janvier 2000 à 12:00 en Temps terrestre, correspondant au Jour julien 2451545,0. Une référence équatoriale J2000 utilise des axes associés à cette date. Pour obtenir une position de date, les transformations appropriées sont nécessaires ; « JNow » reste un raccourci dont le traitement exact dépend du système.Guide: J2000 ou JNow : précession et nutation
- Jour sidéral
- Durée d’une rotation terrestre par rapport à la référence équinoxiale, environ 23 heures 56 minutes 4 secondes de temps solaire moyen. Il est presque quatre minutes plus court que le jour solaire. Le ciel étoilé paraît donc légèrement en avance chaque soir à la même heure civile, avec des différences locales dues au cadre d’observation.Guide: Temps sidéral local : comprendre LST
L
- Lever du Soleil
- Instant où le bord supérieur solaire apparaît à l’horizon ; le coucher correspond à sa disparition. La convention habituelle place alors le centre près de 50 minutes d’arc sous l’horizon mathématique, environ 16 pour le rayon et 34 pour la réfraction. Un horizon réel obstrué peut retarder la première vision malgré l’heure calculée.Guide: Lever et coucher du Soleil : comprendre les horaires
- Libration
- Variation apparente de l’orientation lunaire permettant d’observer environ 59 % de la surface au fil du temps. L’orbite elliptique, l’inclinaison et le point de vue changeant de l’observateur produisent les principaux effets optiques. De petites oscillations physiques réelles s’y ajoutent. La face lointaine n’est donc pas une moitié aux limites parfaitement fixes.Guide: Libration lunaire : voir plus de la moitié de la Lune
- Ligne centrale
- Parcours de l’axe de l’ombre lunaire sur la surface pendant une éclipse solaire centrale. La phase centrale y est généralement plus longue qu’au bord local de la bande. Sa durée varie toutefois le long du parcours ; le maximum global ne se répète pas en chaque point de la ligne. Les limites encadrent cette zone.Guide: Éclipse solaire : trajectoire, contacts et couverture
- Lumière cendrée
- Faible clarté grisâtre du côté nocturne lunaire, produite par de la lumière solaire réfléchie d’abord par la Terre puis par la Lune vers nous. Elle se voit bien près d’un fin croissant, quelques jours avant ou après la nouvelle lune, avec une transparence et une hauteur favorables.Guide: Lumière cendrée : la nuit lunaire éclairée par la Terre
- Lunaison
- Cycle complet de phases d’une nouvelle lune à la suivante. Sa durée moyenne est d’environ 29,53 jours, le mois synodique, mais les lunaisons individuelles diffèrent de plusieurs heures. Ce cycle ne coïncide pas avec un mois du calendrier civil et ses quatre phases principales ne partagent pas toujours des intervalles égaux.Guide: Phases lunaires : de la nouvelle à la pleine lune
M
- Magnitude
- Échelle logarithmique d’éclat. Les nombres les plus petits correspondent aux astres les plus brillants ; cinq magnitudes d’écart représentent un facteur 100 de flux dans la même bande. La magnitude apparente décrit la lumière reçue, tandis que la magnitude absolue stellaire utilise une distance standard pour permettre une comparaison intrinsèque.Guide: Magnitude des étoiles et limite de visibilité
- Magnitude absolue
- Magnitude qu’aurait une étoile à une distance conventionnelle de dix parsecs. Elle permet de comparer son éclat intrinsèque dans une bande donnée : le Soleil y aurait une magnitude proche de 4,8. Les petits corps du Système solaire utilisent une autre définition, fondée sur des distances de référence d’une unité astronomique.Guide: Magnitude des étoiles et limite de visibilité
- Magnitude de l’ombre
- Pour une éclipse lunaire, mesure de pénétration dans l’ombre terrestre au maximum, en unités de diamètre lunaire. Entre 0 et 1, l’éclipse est partielle ; à partir de 1, la Lune peut être entièrement immergée. Le nombre n’est pas un pourcentage de surface et peut être négatif pour une éclipse uniquement pénombrale.Guide: Éclipse lunaire : phases, couleur et visibilité
- Magnitude limite
- Magnitude de l’étoile la plus faible encore détectable dans des conditions données. Un ciel sombre peut permettre environ 6 à 6,5 à l’œil nu. Crépuscule, Lune et pollution lumineuse réduisent cette capacité ; vue, expérience, adaptation et instrument comptent également. Il ne s’agit pas d’une valeur constante propre à une ville.Guide: Magnitude des étoiles et limite de visibilité
- Marées
- Déformations périodiques de la Terre et de ses océans dues aux différences d’attraction solaire et lunaire entre ses régions. Deux pleines mers quotidiennes sont fréquentes, mais bassins et côtes modifient le rythme. Les syzygies favorisent les vives-eaux et les quartiers les mortes-eaux ; les niveaux locaux dépendent aussi de la météorologie.Guide: Phases lunaires : de la nouvelle à la pleine lune
- Méridien
- Grand cercle céleste passant par les points nord et sud de l’horizon, le zénith et le nadir. Un astre culmine lorsqu’il le franchit. La hauteur et le côté de culmination dépendent de la latitude et de la déclinaison : « sur le méridien » ne signifie pas partout « exactement au sud ».
- Météore
- Phénomène lumineux produit par une petite particule entrant dans l’atmosphère à grande vitesse, typiquement de 11 à 72 kilomètres par seconde. La trace apparaît souvent vers 80 à 120 kilomètres d’altitude. Une étoile filante est un météore, non une étoile qui tombe ; un fragment atteignant le sol est une météorite.Guide: Essaims météoriques : Perséides, Géminides et autres
- Mois synodique
- Intervalle entre deux nouvelles lunes, environ 29,53 jours en moyenne. Il dépasse le mois sidéral d’environ 27,32 jours parce que la Terre avance autour du Soleil pendant l’orbite lunaire. La Lune doit parcourir un angle supplémentaire pour retrouver la même phase. Les cycles individuels varient de plusieurs heures autour de la moyenne.Guide: Phases lunaires : de la nouvelle à la pleine lune
- Mouvement propre
- Changement lent de direction d’une étoile dû à son déplacement réel dans l’espace, exprimé en secondes ou millisecondes d’arc par an. Beaucoup d’étoiles bougent très peu ; l’étoile de Barnard dépasse dix secondes d’arc annuelles. Ce mouvement est distinct du changement des axes de coordonnées par précession.Guide: Trouver une étoile par son numéro HIP, HD ou TYC
N
- Nadir
- Point directement sous l’observateur, opposé au zénith et à 90° sous l’horizon. Il n’est pas visible dans le ciel puisqu’il est en direction du sol, mais complète les références géométriques du système horizontal. Le méridien céleste passe par le zénith comme par le nadir.
- Nœuds lunaires
- Points où l’orbite lunaire, inclinée d’environ 5,1°, coupe l’écliptique : nœuds ascendant et descendant. Une éclipse exige que la nouvelle ou pleine lune soit assez proche de l’un d’eux. La ligne des nœuds régresse sur un cycle d’environ 18,6 ans et modifie les séries d’occultations et d’éclipses.Guide: Éclipse solaire : trajectoire, contacts et couverture
- Nombre relatif de taches solaires
- Indice associé à Rudolf Wolf combinant groupes et taches individuelles, en donnant davantage de poids aux groupes et en appliquant une calibration d’observateur et d’instrument. Il permet de comparer de longues séries historiques. Ce n’est pas simplement compter chaque point sombre d’une image sans connaître sa résolution et ses conditions.Guide: Taches solaires : comprendre et observer en sécurité
- Nuit polaire
- Période pendant laquelle le Soleil ne se lève pas dans une région polaire. Près de la limite, réfraction et bord supérieur du disque peuvent raccourcir ou supprimer l’absence complète de Soleil. Aux pôles, elle dure près d’un semestre. Un crépuscule peut subsister à midi sans que le disque apparaisse.Guide: Soleil de minuit et nuit polaire
- Numéro de catalogue
- Identifiant d’une étoile dans un catalogue astronomique. Sirius est par exemple HIP 32349 et HD 48915 : deux entrées pour le même astre. Tycho-2 utilise des identifiants TYC en trois parties. Préfixes et séparateurs font partie de l’identité et restent inchangés entre langues ; un numéro seul peut être ambigu.Guide: Trouver une étoile par son numéro HIP, HD ou TYC
- Nutation
- Ensemble d’oscillations de l’axe et de la référence équatoriale superposées à la précession lente, principalement liées aux actions solaire et lunaire. Le terme majeur a une période d’environ 18,6 ans et une amplitude proche de 17 secondes d’arc en longitude. Pour les positions précises, ces petites variations ne sont pas négligeables.Guide: J2000 ou JNow : précession et nutation
O
- Occultation lunaire
- Passage de la Lune devant une étoile ou une planète. Une étoile peut disparaître très brusquement, car son disque est minuscule et la Lune n’a pas d’atmosphère appréciable. La forte parallaxe lunaire rend les horaires et la visibilité très dépendants du lieu ; une occultation à Paris peut être différente ailleurs.Guide: Occultation lunaire : quand une étoile disparaît
- Occultation rasante
- Occultation où une étoile effleure le limbe lunaire. Près d’une étroite limite géographique, elle peut disparaître et réapparaître derrière les reliefs du bord. Des mesures depuis plusieurs sites renseignent ce profil. La position précise et la référence temporelle sont importantes ; une prédiction lointaine ne s’applique pas automatiquement à la même géométrie.Guide: Occultation lunaire : quand une étoile disparaît
- Ombre
- Région où la source lumineuse est entièrement masquée par un autre corps. Si tout le disque lunaire entre dans l’ombre terrestre, l’éclipse de Lune est totale. Sur Terre, les observateurs atteints par l’ombre lunaire peuvent voir une éclipse totale de Soleil ; ceux de la pénombre n’ont qu’une couverture partielle.Guide: Éclipse lunaire : phases, couleur et visibilité
- Opposition
- Position d’une planète extérieure à l’opposé du Soleil en longitude écliptique. Elle se produit généralement près d’une période de faible distance terrestre et de bonne visibilité nocturne. La proximité minimale n’est pas obligatoirement simultanée ; latitude, déclinaison et horizon déterminent encore la durée de visibilité et la hauteur locale.Guide: Opposition, conjonction et quadrature des planètes
P
- Parallaxe
- Déplacement apparent d’un objet lorsqu’on change de point d’observation. La parallaxe annuelle permet de déterminer des distances stellaires. Pour la Lune proche, changer de lieu à la surface terrestre peut décaler la direction de presque un degré. Les circonstances topocentriques deviennent donc essentielles pour les occultations et les contacts locaux.
- Parsec
- Unité de distance associée à une parallaxe d’une seconde d’arc pour une base d’une unité astronomique. Un parsec vaut environ 3,26 années-lumière, soit 30 900 milliards de kilomètres. Le nom réunit l’idée de parallaxe et de seconde. Il s’agit d’une longueur utilisée en astrométrie et non d’une unité de temps.
- Pénombre
- Région où une source lumineuse est partiellement masquée. Pendant une éclipse lunaire, la pénombre terrestre produit d’abord un assombrissement discret de la Lune. Sur Terre, les lieux traversés par la pénombre lunaire peuvent voir une éclipse partielle de Soleil ; cette phase exige toujours une protection solaire adaptée.Guide: Éclipse lunaire : phases, couleur et visibilité
- Périgée
- Point d’une orbite terrestre le plus proche de la Terre. La distance lunaire au périgée varie selon les cycles, approximativement entre 356 000 et 370 000 kilomètres. Une pleine lune proche de ce point est souvent appelée super Lune ; le nom populaire n’a toutefois pas de seuil astronomique unique partagé par toutes les sources.Guide: Super Lune et micro Lune : le diamètre apparent
- Périhélie
- Point d’une orbite solaire le plus proche du Soleil. La Terre l’atteint début janvier, à environ 147 millions de kilomètres ; Mercure approche environ 46 millions de kilomètres au sien. Cette proximité ne détermine pas à elle seule les saisons d’un hémisphère, principalement dues à l’inclinaison de l’axe et à la durée du jour.
- Phase lunaire
- Aspect éclairé de la Lune dû à la géométrie Soleil-Terre-Lune. Les quatre phases principales sont nouvelle lune, premier quartier, pleine lune et dernier quartier. Entre elles se trouvent croissants et phases gibbeuses, croissantes ou décroissantes. Un cycle complet occupe un mois synodique ; ce n’est pas une ombre terrestre sauf lors d’une éclipse.Guide: Phases lunaires : de la nouvelle à la pleine lune
- Photosphère
- Couche solaire visible, de quelques centaines de kilomètres d’épaisseur et de température caractéristique proche de 5 800 K. Elle fournit une grande partie de la lumière solaire reçue. Taches, facules et granulation y apparaissent. Son assombrissement vers le bord est appelé assombrissement centre-bord et dépend de la formation de la lumière dans cette couche.Guide: Taches solaires : comprendre et observer en sécurité
- Point vernal
- Intersection de l’écliptique et de l’équateur céleste où le Soleil passe vers le nord lors de l’équinoxe de mars. Il sert d’origine traditionnelle à l’ascension droite et à la longitude écliptique. La précession déplace lentement cette référence par rapport aux étoiles ; son orientation doit donc être précisée.Guide: Ascension droite et déclinaison, simplement expliquées
- Précession
- Changement lent d’orientation de l’axe terrestre sous l’effet des couples gravitationnels, principalement solaires et lunaires, sur la Terre aplatie. Le cycle est d’environ 25 800 ans et le point équinoxial se déplace de l’ordre de 50 secondes d’arc annuelles. Les effets sur ascension droite et déclinaison dépendent de la direction considérée.Guide: J2000 ou JNow : précession et nutation
Q
- Quadrature
- Configuration à environ 90° à l’est ou à l’ouest du Soleil en longitude écliptique. Une planète extérieure en quadrature orientale culmine approximativement près du coucher solaire ; en quadrature occidentale, près du lever. La Lune approche ces positions aux quartiers. Mercure et Vénus n’atteignent pas cette séparation vus depuis la Terre.Guide: Opposition, conjonction et quadrature des planètes
R
- Radiant
- Point dont semblent provenir les météores d’un même essaim. Des trajectoires à peu près parallèles paraissent converger par perspective. Plus le radiant monte, plus la géométrie peut favoriser le nombre visible. Obscurité, obstacles et activité comptent aussi ; regarder uniquement le radiant réduit le champ et donne des traces courtes.Guide: Essaims météoriques : Perséides, Géminides et autres
- Réfraction atmosphérique
- Déviation de la lumière dans l’atmosphère qui fait apparaître un astre plus haut que sa direction géométrique. Près de l’horizon, une valeur standard est d’environ 34 minutes d’arc, avec des variations importantes selon les couches d’air. Le Soleil peut ainsi rester visible alors que sa position géométrique est déjà sous l’horizon.Guide: Réfraction et dépression de l’horizon
- Rétrogradation
- Déplacement apparent d’une planète vers l’ouest parmi les étoiles, à l’inverse de sa progression habituelle. Il provient du changement de perspective lorsque la Terre dépasse une planète extérieure ou est dépassée par une planète intérieure. Le corps ne renverse pas le sens réel de son orbite autour du Soleil.Guide: Rétrogradation : pourquoi les planètes reculent
- Rotation synchrone
- État dans lequel un corps tourne sur lui-même en autant de temps qu’il accomplit une orbite autour de son compagnon. La Lune garde ainsi approximativement le même hémisphère vers la Terre. La libration en modifie légèrement les bords visibles et permet d’observer environ 59 % de sa surface au fil du temps.Guide: Libration lunaire : voir plus de la moitié de la Lune
S
- Saros
- Cycle d’éclipses de 223 mois synodiques, soit environ 18 ans,11 jours et 8 heures. Une géométrie proche du Soleil, de la Lune et des nœuds revient alors. Les heures supplémentaires décalent la région terrestre d’environ 120° vers l’ouest : une éclipse ressemblante ne garantit donc pas une nouvelle visibilité depuis le même lieu.Guide: Éclipse solaire : trajectoire, contacts et couverture
- Satellites galiléens
- Io, Europe, Ganymède et Callisto, les quatre grandes lunes de Jupiter observées par Galilée en 1610. Leur éclat permet de les distinguer avec des jumelles bien stabilisées. Leurs positions changent d’une nuit à l’autre, voire pendant une même séance ; une lune peut disparaître devant, derrière ou dans l’ombre de Jupiter.Guide: Les lunes de Jupiter : Io, Europe, Ganymède et Callisto
- Seconde intercalaire
- Ajustement d’une seconde utilisé dans le régime UTC instauré en 1972 pour maintenir la référence civile proche de la rotation UT1. La résolution 5 de la CGPM de 2026 prévoit une UTC continue à partir du 20 mai 2027 et un écart maximal admissible UT1–UTC de 3 600 secondes. L’astronomie précise conserve le besoin d’échelles et conversions adaptées.Guide: Date julienne et ΔT : comprendre les échelles du temps
- Solstice
- Instant où le Soleil atteint sa déclinaison la plus septentrionale ou méridionale, autour de juin ou décembre. Au nord, le solstice de juin marque l’été astronomique et les jours les plus longs ; celui de décembre, l’hiver et les plus courts. Dans l’hémisphère sud, les saisons sont inversées pour ces mêmes instants.Guide: Solstices et équinoxes : les saisons astronomiques
- Super Lune
- Nom populaire d’une pleine lune proche du périgée. Comparée à une pleine lune proche de l’apogée extrême, elle peut présenter un diamètre d’environ 14 % supérieur et un éclat total accru d’environ 30 %. Le gain face à une pleine lune moyenne est plus faible ; la différence de taille est difficile à juger sans comparaison directe.Guide: Super Lune et micro Lune : le diamètre apparent
- Système équatorial
- Système de coordonnées fondé sur l’équateur céleste : ascension droite le long de ce cercle et déclinaison perpendiculairement. Il sert aux catalogues et au pointage. Les étoiles changent lentement par mouvement propre et les axes évoluent : une description précise indique donc le référentiel et l’époque de position.Guide: Coordonnées célestes : trois systèmes pour le ciel
- Système horizontal
- Coordonnées liées à l’horizon de l’observateur et exprimées par azimut et hauteur. Elles indiquent directement où regarder, mais dépendent du lieu et changent avec la rotation terrestre. Une direction calculée pour Paris ne s’applique pas telle quelle au Mont-Saint-Michel, même si l’astre et l’instant sont les mêmes.Guide: Coordonnées célestes : trois systèmes pour le ciel
- Syzygie
- Alignement approximatif du Soleil, de la Terre et de la Lune, ou d’autres corps. Nouvelle et pleine lune sont des syzygies. Une éclipse exige en plus la proximité d’un nœud orbital pour que l’alignement soit suffisant. Les vives-eaux se rattachent aussi à ces configurations, sans que tous les niveaux locaux soient identiques.Guide: Phases lunaires : de la nouvelle à la pleine lune
T
- Temps de parcours de la lumière
- Temps nécessaire à la lumière d’un astre pour nous atteindre : un peu plus d’une seconde depuis la Lune, plus de huit minutes depuis le Soleil. Nous voyons les objets dans leur état passé. Les positions apparentes précises tiennent compte de ce délai selon le corps et le contexte.
- Temps sidéral
- Mesure de rotation terrestre traditionnellement liée à l’angle horaire du point équinoxial. Le temps sidéral local indique quelle ascension droite traverse le méridien, avec des références compatibles. Un jour sidéral est plus court d’environ 3 minutes 56 secondes que le jour solaire moyen. La longitude, et non le fuseau civil seul, détermine la référence locale.Guide: Temps sidéral local : comprendre LST
- Temps terrestre, TT
- Échelle uniforme utilisée pour de nombreuses éphémérides liées à l’observation terrestre. Sa réalisation conventionnelle est rattachée au Temps atomique international avec un décalage fixé de 32,184 secondes. La différence entre TT et UT1, référence de la rotation terrestre, est ΔT. UTC constitue encore une autre référence, destinée au temps civil.Guide: Date julienne et ΔT : comprendre les échelles du temps
- Temps universel, UT
- Famille de références liées à la rotation terrestre, dont UT1 est la forme utilisée pour l’orientation précise. Elle ne suit pas exactement une échelle atomique. UTC est la référence civile associée : le régime de secondes intercalaires précède la transition prévue au 20 mai 2027 vers une UTC continue avec une tolérance élargie par rapport à UT1.Guide: Date julienne et ΔT : comprendre les échelles du temps
- Terminateur
- Frontière entre le côté éclairé et le côté nocturne d’un astre. Près du terminateur lunaire, montagnes et cratères projettent de longues ombres qui soulignent le relief au télescope. Il ne se confond pas avec le limbe, bord apparent du disque, et son orientation change au cours du cycle de phases.Guide: Phases lunaires : de la nouvelle à la pleine lune
- Topocentrique
- Référé au lieu de l’observateur sur la surface plutôt qu’au centre terrestre, origine géocentrique. Pour la Lune proche, la différence de direction peut être importante. Elle intervient dans les occultations et circonstances locales ; le choix d’origine doit être cohérent avec le référentiel et l’instant des coordonnées utilisées.
- Transit
- Terme astronomique à deux usages : passage d’un petit corps devant un disque plus grand, comme Mercure ou Vénus devant le Soleil, et passage au méridien, c’est-à-dire culmination. Le contexte distingue ces significations. Observer un transit solaire impose une protection solaire adaptée, contrairement au simple suivi d’un passage nocturne au méridien.Guide: Transits de Mercure et de Vénus devant le Soleil
- Tycho-2
- Catalogue d’environ 2,5 millions d’étoiles combinant des mesures de la mission Hipparcos avec du matériel astrométrique antérieur. Il fournit positions, mouvements propres et photométrie dans deux bandes et est presque complet jusqu’aux environs de la magnitude 11. Il dépasse largement l’œil nu sans prétendre contenir toutes les étoiles du ciel.Guide: Trouver une étoile par son numéro HIP, HD ou TYC
U
- Unité astronomique
- Unité de longueur du Système solaire définie depuis 2012 comme exactement 149 597 870 700 mètres. Elle correspond approximativement à la distance moyenne Terre-Soleil. L’abréviation française courante est « ua » ; le symbole international est « au ». Il s’agit d’une distance, non d’une durée de parcours de la lumière.
Z
- Zénith
- Point directement au-dessus de l’observateur, à 90° de l’horizon. Un astre le traverse lorsque sa déclinaison correspond à la latitude du lieu. Le Soleil ne peut le faire qu’entre les tropiques : pas en France métropolitaine, mais dans certaines régions tropicales. Le zénith appartient à la référence locale, non à une position fixe parmi les étoiles.Guide: Position du Soleil : azimut et hauteur
- ZHR
- Taux horaire zénithal, de l’anglais Zenithal Hourly Rate : nombre de météores qu’un observateur verrait dans des conditions de référence, radiant au zénith et magnitude limite 6,5. Le nombre réellement perçu est généralement moindre à cause de l’altitude du radiant, de la clarté et des obstacles. Il ne garantit pas un compte personnel précis.Guide: Essaims météoriques : Perséides, Géminides et autres
- Zodiaque
- Bande de constellations le long de l’écliptique où passent le Soleil, la Lune et les planètes. Le Soleil traverse treize régions officielles, dont Ophiuchus. Les douze signes astrologiques égaux représentent une autre convention et ne sont pas les mêmes régions que les constellations astronomiques, dont les étendues sont inégales.Guide: Comment reconnaître les constellations
Téléchargez Apphemeride
Téléchargement gratuit : le Soleil et la Lune restent gratuits, sans limite de durée. Les autres fonctions se débloquent avec la version complète, par un achat unique après un essai de 3 jours, sans abonnement.